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Questions éthiques liées aux usages des technologies numériques en intervention



Bien que l’usage de technologies numériques fasse l’objet de questionnements éthiques importants dans le champ du travail social (confidentialité et vie privée, nouvelles dépendances...), ils sont encore peu explorés dans les travaux de recherche et les écrits dans ce domaine. Quels sont les enjeux soulevés par les nouvelles frontières entre vie privée et vie publique, en raison de l’apparition des médias sociaux et des technologies de communication ? L’intervention en ligne ou encore l’informatisation des pratiques suscitent-elles de nouvelles questions éthiques ? Comment se positionner face à ces avancées technologiques ? Cet axe thématique proposera ainsi un état des lieux de connaissances novatrices sur ces questions.

Responsables de l’axe thématique : 
Sylvie Jochems (UQAM), André Antoniadis (HES-SO) et Florence Moreault (UQAM)

Communications de l'axe thématique

Maëlle Moalic-Minnaert, Yvette Molina et François Sorin
« Bons » ou « mauvais » usages? Quelles mobilisations des cadres éthiques dans la définition et la régulation des pratiques numériques dans le champ du travail social ?

Émilie Potin et Gaël Hénaff 
Approche socio-juridique des usages des médias socionumériques au sein de la protection de l’enfance

Sylvie Jochems
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec ?

Sylvie Jochems, Audrey Gonin et Erick D’Amours
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec?

André Antoniadis et Bastien Petitpierre
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

Laure Compère, Mikael Degeer, Anne Philippart, Natasha Provoost et Armand-Marie Rahier
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

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Maëlle Moalic-Minnaert, Yvette Molina et François Sorin
« Bons » ou « mauvais » usages? Quelles mobilisations des cadres éthiques dans la définition et la régulation des pratiques numériques dans le champ du travail social ?

L’évolution des questions sociales et éducatives, à l’ère du numérique, conduit les acteurs impliqués dans le travail social à jouer un rôle grandissant dans la définition, la régulation ou l’enrichissement des pratiques numériques. Définir ce qu’est une « bonne » ou une « mauvaise » pratique numérique, pour le professionnel comme pour la personne accompagnée, fait l’objet de nombreux débats dans un environnement où les savoirs et les croyances se présentent comme hétérogènes. Nous présenterons deux études conduites en France qui viendront étayer l’observation et l’explication des usages numériques par les professionnels et les personnes accompagnées dans différents contextes, et selon différentes modalités. Au prisme des principes éthiques internationaux du travail social, il s’agit de repérer en quoi ces questions numériques peuvent prendre appui sur un cadre éthique prescriptif, et en quoi le numérique peut contribuer à rendre nécessaire le réajustement de ce cadre.

Maëlle Moalic-Minnaert,chargée de recherche à ASKORIA, est docteure en sciences politiques. Ses travaux ont porté sur la représentation partisane des publics populaires et fragiles et elle est actuellement investie dans un projet de recherche portant sur la prévention via les outils numériques des « déviances » juvéniles.

Yvette Molina,chargée de recherche à ASKORIA, est chercheuse associée au Centre Maurice Halbwachs (CNRS-ENS-EHESS). Ses travaux portent sur les transformations du travail social au prisme des nouvelles organisations en matière de gouvernance du social et des processus de professionnalisation.

François Sorin, éducateur spécialisé, est formateur-chercheur à Askoria Lorient et doctorant en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2. Ses travaux portent sur les pratiques et les usages numériques dans le champ du travail social.

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Émilie Potin et Gaël Hénaff 
Approche socio-juridique des usages des médias socionumériques au sein de la protection de l’enfance

La correspondance familio-numérique dans le secteur de la protection de l'enfance – et particulièrement dans les situations de placement – interroge les potentialités offertes par les médias socio-numériques dans la continuité du lien familial, ainsi que les formes de régulation mises en œuvre par les professionnels. Comment se construit et se régule, dans l'espace familial et institutionnel, l'autonomie permise par les médias socio-numériques au niveau des liens sociaux et familiaux ? À partir d'un travail d'enquête mené en contexte français, nous montrerons comment la correspondance numérique déplace les territoires du lien grâce aux deux dimensions spécifiques des dispositifs numériques : le caractère individuel et la mobilité, par lesquels l'autonomie familiale se construit aux dépens du contrôle inhérent à la mesure de protection. L'espace des liens socio-numériques invite ainsi à déplacer les pratiques d'accompagnement et à reconsidérer les catégories classiques de régulation des liens, notamment les droits de visite, d'hébergement et de correspondance.

Émilie Potin est maitresse de conférences en sociologie à l’Université Rennes 2 en France et membre du Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les innovations sociétales (LiRIS). Ses travaux de recherche portent sur les rapports entre familles et système d’aide sociale notamment dans le cadre spécifique de la protection de l’enfance.

Gaël Henaffest maître de conférences en droit privé à l’Université Rennes 2 en France et co-directeur du LiRIS. Ses travaux de recherche portent notamment sur les droits fondamentaux des personnes et de la famille. Il enseigne le droit des personnes et de la famille et assure de nombreux cours et interventions en droit du numérique et droit des données personnelles et publiques.

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Sylvie Jochems
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec ?

Cette communication présente le projet de recherche « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale », qui a été mené en Suisse, en Belgique et au Québec par différentes équipes. Cette recherche s’est intéressée aux effets des transformations technologiques sur la communication et la circulation de l’information, en recueillant les points de vue d’intervenant.e.s sociaux sur les enjeux éthiques liés à l’usage des technologies numériques dans le cadre de leur pratique professionnelle. La démarche qui a été menée dans différents pays sera présentée, afin d'en donner une vue d'ensemble. Les communications suivantes présenteront ensuite les résultats issus des quatre terrains de recherche qui ont été conduits au Québec (Jochems et al.), en Suisse (Antoniadis, Petitpierre) et en Belgique (Compère et al.).    

Sylvie Jochems est professeure à l’École de travail social à l’UQAM. Elle s’intéresse aux usages des technologies numériques en intervention sociale et notamment ceux des pratiques d’engagement social et politique. Elle est membre du LabCMO (Laboratoire de communication médiée par ordinateur) et de la Chaire sur les usages des technologies numériques et mutations de la communication.

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Sylvie Jochems, Audrey Gonin et Erick D’Amours
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec?

Cette communication présente les résultats qui émergent de l’analyse de trois groupes de discussion réalisés au Québec dans le cadre du projet « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale ». Ces groupes ont réuni des intervenant.e.s d’organismes communautaires jeunesse, à Montréal, Laval et Québec, en 2017. Les conclusions issues de cette démarche mettent en évidence que, si les questions éthiques qui sont rencontrées dans ces contextes de pratique ne sont pas nouvelles sur le fond (enjeux de respect de l’autre, de confidentialité, de protection...), elles exigent toutefois d’être repensées à nouveaux frais.

Sylvie Jochems est professeure à l’École de travail social à l’UQAM. Elle s’intéresse aux usages des technologies numériques en intervention sociale et notamment ceux des pratiques d’engagement social et politique. Elle est membre du LabCMO (Laboratoire de communication médiée par ordinateur) et de la Chaire sur les usages des technologies numériques et mutations de la communication.

Audrey Gonin est professeure à l’École de travail social de l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur les enjeux éthiques liés aux pratiques d’intervention sociale. Elle s’intéresse notamment à l’éthique de l’intervention et à la délibération éthique dans des contextes de pratique variés (milieux institutionnels et communautaires).

Erick D’Amours est étudiant à la maîtrise à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal. Avec 21 ans d’expérience en informatique, ses intérêts de recherche portent sur les relations médiées par les technologies de l’information et des communications. Il s’intéresse à l’engagement politique et social des intervenants sociaux et aux effets des usages des technologies numériques sur cet engagement.

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André Antoniadis et Bastien Petitpierre
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

C’est dans le contexte de monde en mutation qu’est né le projet de recherche « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale » qui vise, en s’appuyant sur la méthode de l’analyse en groupe (Van Campenhoudt et al., 2005), à recueillir les points de vue et les expériences d’intervenant.e.s sociaux concernant les enjeux éthiques rencontrés dans le cadre de leur pratique professionnelle, plus particulièrement en lien avec l’usage des technologies de l’information et de la communication. Ce projet associe des équipes de recherche en Suisse, en Belgique, en France et au Québec. En Suisse, trois groupes de discussion ont été constitués selon les orientations du travail social : animation socioculturelle, éducation sociale et service social. Cette communication rend compte des résultats de la démarche menée au sein de ces groupes, en partageant les principaux constats qui en ressortent.

André Antoniadis est professeur associé à la Haute école de travail social et de la santé (EESP Lausanne, Haute école spécialisée de Suisse occidentale). Il est également membre du réseau Age, vieillissements et fin de vie et co-rédacteur en chef de la revue internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles.

Bastien Petitpierre est chargé d’enseignement et co-responsable de la formation pratique à la Haute école de travail social de Fribourg (Haute école spécialisée de Suisse occidentale). Il a une formation d’éducateur social et a exercé auprès de différentes populations dans des structures résidentielles. Il est membre de la commission E-Learning travail social de la HES-SO.

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1re partie



2e partie




Laure Compère, Mikael Degeer, Anne Philippart, Natasha Provoost et Armand-Marie Rahier
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

A travers une première rencontre sous forme de M.A.G. (méthode d’analyse en groupe, Van Campenhoudt, 2005) les récits des travailleurs sociaux issus de différents secteurs (santé, éducation, aide sociale, aide à la jeunesse) attestent de mutations significatives en terme d’identité professionnelle suite à l’introduction des TIC dans leur pratique. Les procédures numériques relatives à l’informatisation des dossiers questionnent l’éthique du travailleur social. Un manque de cohérence et une perte de sens, nouvellement ressentis, émanent des témoignages. Les politiques de financement contribueraient à solliciter des travailleurs qu’ils recensent leurs publics et justifient leurs actions dans des canevas informatisés laborieux (parfois plus de 100 items) et inadaptés, en regard des profils des bénéficiaires. Le temps considérable nécessaire à l’encodage, se ferait au détriment du temps indispensable à construire une relation éthique et qualitative. Un second groupe avec des éducateurs intervenants dans le champs de l’action sociale est en cours.

Laure Compère est maître assistante à l’ École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale avec une expérience dans l’aide à la jeunesse et l’interculturel (travail de rue), elle est  titulaire d’un master en Politique économique et sociale (UCL).

Mikael Degeer est technopédagogue à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Diplômé en Informatique et systèmes et en sciences de l’éducation, il accompagne l’HELMo dans diverses transitions numériques : gouvernance, membres du personnel, étudiants, recherche, etc.

Anne Philippart est maître assistante à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale  et diplômée du Master en Ingénierie et action sociale (Helmo-HEPL), elle a une vingtaine d’années d’expérience de terrain et a réalisé une recherche qualitative  sur les enjeux des TIC dans la relation d'aide aux bénéficiaires d'un service d'Aide à domicile.

Natasha Provoost est maître assistante à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale et diplômée d’un Master en sociologie, elle pratique l’animation et la formation sur le terrain. L’envie de transmettre l’oriente vers la Haute École Libre Mosane, catégorie sociale. Elle collabore également à la cellule e-learning.

Armand-Marie Rahier est maître assistant à l’École supérieure d'action sociale de la Haute école libre Mosane. Éducateur spécialisé en accompagnement psycho-éducatif et diplômé en Sciences de l’Éducation, il a été coordinateur pédagogie dans le milieu associatif Bruxellois avant de rejoindre la Haute École Libre Mosane.

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