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Nouvelles avenues pour la pensée et l’action



Comment favoriser l’imagination éthique (Pierron, 2015) au quotidien ? Quelles initiatives ouvrent d’ores et déjà de nouvelles voies pour répondre aux questions éthiques soulevées dans l’exercice du travail social ? Ce dernier axe thématique visait à proposer des ouvertures théoriques et méthodologiques pour soutenir l’intervention et la formation en travail social.

Responsables de l’axe thématique :
Michel Guissard (ISFSC), Carine Dierckx (UQAM) et Alain Hébert (OTSTCFQ)


Communications de l'axe thématique

Carine Dierckx
L’enjeu de la réflexivité en travail social : en con-quête de nouvelles voies émancipatrices

Merlinda Weinberg
Paradox and Trespass: Edging Towards Ethical Practice in Social Work in Times of Austerity


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Carine Dierckx
L’enjeu de la réflexivité en travail social : en con-quête de nouvelles voies émancipatrices

La mise en avant de la réflexivité dans les pratiques d’intervention est actuellement une des réponses les plus mobilisées en travail social pour faire face à la complexité, l’incertitude, la pluralité des valeurs en tension, la singularité des situations, etc. Devenue une norme, tout en se déployant dans des sens et selon des portées variables au sein des pratiques, souvent peu conceptualisée, la réflexivité devient elle-même une question et un enjeu, pratique et théorique. Cette communication, basée sur une recherche doctorale en cours, tente d’identifier la portée émancipatrice possible de la réflexivité en travail social, à travers l’exploration de publications de  praticiens interrogeant les pratiques dans lesquels ils s’inscrivent. Elle présente un travail de théorisation de ce qui émerge « en pratique », basé sur une approche dialogique avec les auteurs-praticiens identifiés, ouvrant des portes vers de nouvelles voies de pensée et d’action par la production de divers décalages.

Carine Dierckx est philosophe et travailleuse sociale de formation. Elle a accompagné les étudiants dans leur formation pratique et enseigné la philosophie, l’éthique et l’anthropologie pendant vingt ans dans des écoles de travail social, en Belgique, et est actuellement chargée de cours en travail social à l’UQAM. Parmi ses publications récentes : « La solidarité au cœur de la réflexivité dans les pratiques d’intervention : Enjeux éthiques et politiques » (2017) et « Réflexivité, pouvoirs et transformation des pratiques » (2016).

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Merlinda Weinberg
Paradox and Trespass: Edging Towards Ethical Practice in Social Work in Times of Austerity

Acting ethically is especially complicated under neoliberalism. Based on Dr Weinberg’s published book entitled Paradoxes in Social Work Practice: Mitigating Ethical Trespass (2016), this presentation will explore the challenges of acting ethically in this current environment. Additionally, social workers confront multiple paradoxes, including having opposing responsibilities, such as to care for others but also to prevent others from harm. These complexities lead to the potential to trespass, a concept that will be explained. The dominant ways ethics are understood in the helping professions will be critiqued, to provide some new ideas to expand thinking in ethics. These viewpoints will be illustrated with case material from practitioners working with a population of young single impoverished mothers. The presentation will provide examples of both thought and action that social workers in her research study developed to act ethically, despite the challenges.

Dr. Merlinda Weinberg is a full professor in the School of Social Work at Dalhousie University, in Nova Scotia. She has an MSW and was a practicing social worker for over 25 years. Research interests include ethics in social work practice, and the impacts of neoliberalism and diversity on ethics and professional identity. She has published a book and multiple articles in journals such as Ethics & Behavior and Critical Social Work. She has a website on ethics (http://ethicsinthehelpingprofessions.socialwork.dal.ca/).

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Voies pour la prise en compte des enjeux sociopolitiques dans la réflexion éthique



Dans le quotidien de la pratique, le travail social est aux prises avec les dynamiques sociales qui entretiennent des inégalités structurelles (déterminants sociaux de la santé, logiques discriminatoires, rapports sociaux de sexe, etc.). Quels regards et quels positionnements éthiques peuvent être adoptés dans l’intervention, face à ces enjeux ? Comment penser les croisements entre questions éthiques et politiques qui sont soulevées par les dynamiques sociopolitiques sous-jacentes à l’intervention ?

Responsables de l’axe thématique :
Geneviève McClure (CIUSS Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal) et Audrey Gonin (UQAM)


Communications de l'axe thématique

Damien Tissot
Travail social, pratique de care et traduction

Alexia Serré
La « schizophrène de rue ». Quand des problématiques de santé mentale s’immiscent dans la pratique du travailleur social

Anaïs Marsan
Le sujet Autre

Benoit Tellier
Une éthique du courage et du parler-vrai pour l’intervention sociale : réflexion à partir de deux cours de Michel Foucault au Collège de France

Baptiste Godrie
Croisement des privilèges et des discriminations dans une démarche participative de recherche

Brigitte Baldelli
Le flou des postures professionnelles face à la prévention de la radicalisation juvénile en protection de l’enfance


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Damien Tissot
Travail social, pratique de care et traduction

Dans une perspective à la fois féministe et philosophique, cette présentation s’intéresse à la notion de traduction pour penser le rapport éthique induit par le travail social. Je montrerai que, de même que toute traduction suppose une attention bienveillante à l’autre, l’attention à l’autre, le souci de l’autre, et de manière générale les pratiques de caring qui structurent le travail social, mettent en œuvre un acte fondamental de traduire. Même si le travail social n’implique pas toujours une situation littérale de traduction, c’est-à-dire de passage d’une langue à une autre, le paradigme de la traduction nous aide à penser les rapports souvent asymétriques de pouvoir, d’hospitalité, de fidélité, mais aussi d’incompréhension qui lient les acteurs et les bénéficiaires de ce travail. Il nous permet également de révéler la nature ambigüe du travail social qui, à l’instar de toute traduction, est peut-être voué à demeurer toujours imparfait, incertain ou inachevé.

Damien Tissot est Senior Lecturer dans le département d’études romanes de Cornell University (États-Unis) et chercheur associé au Laboratoire d’études de genre et sexualité (Centre national de la recherche scientifique, France). Il est titulaire d’un doctorat d’études de genre, mention philosophie, de l’Université Paris 8. Ses recherches, qui combinent les ressources du féminisme, des études postcoloniales, des théories du care et de la philosophie éthique et politique, explorent l’usage des notions d’universel et de justice dans les revendications féministes.

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Alexia Serré
La « schizophrène de rue ». Quand des problématiques de santé mentale s’immiscent dans la pratique du travailleur social

Empiriquement étayée par les analyses de professionnels réunis en groupe de travail, cette communication propose d‘approfondir certaines tensions éthiques qui peuvent émerger lorsque des problématiques dites « de santé mentale » viennent s’immiscer dans la pratique de l’assistant social. Le cas concret de « la schizophrène de rue » (selon les termes de la professionnelle l’ayant rapporté) soulève différents enjeux tels que la (non) confirmation du diagnostic par le monde médical et ses implications, ou les tensions qui existent entre logiques de cure, de care, ou « de choix » (Mol, 2009). Nous verrons à partir de ce cas comment que ces situations troublent les modalités d’accompagnement habituellement mises en œuvre et déplacent l’action hors de ses routines ordinaires pour la situer dans un « régime d’indécidabilité » (Ravon, 2015) où le travailleur social ne parvient plus à discerner ce qu’il convient ou non de faire (Ravon & Vidal-Naquet, 2016). En creux de ces épreuves délibératives, c’est la question plus large de la définition des missions du travail social et de ses limites qui se trouve posée.

Alexia Serré est sociologue, chargée de recherche au sein de la Cellule recherch’action de la Fédération des Services Sociaux (Belgique). Ses travaux actuels portent sur le travail social, l’aide alimentaire, l’accès durable à une alimentation saine. Elle a co-réalisé la recherche "Regards croisés : usagers et travailleurs sociaux". Elle a été chargée de cours vacataire à l’Institut Régional du Travail Social de Lorraine et attachée d’enseignement et de recherche (ATER) au département de sociologie de l’Université Paul Verlaine de Metz (France).

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Anaïs Marsan
Le sujet Autre

Les occasions de parler de et pour l’Autresont nombreuses. Dans la formation en travail social, notamment, salles de classes, oraux et travaux deviennent des plateformes qui servent à décortiquer et déconstruire des stéréotypes, des stigmas et des inégalités. Bien que bénéfiques et nécessaires, ces interventions sont souvent le fait d’individus dits dominants, parlant de et pour ceux dits inférieurs, car différents et marginalisés... mais pas incapables de prendre la parole pour autant. Se crée ainsi un dilemme éthique souvent ignoré, mais aux conséquences multiples. Car le discours agit de façon quotidienne et insidieuse, tant dans l’intervention que dans son enseignement, alors qu’il devrait plutôt être porteur d’un questionnement constant : est-il souhaitable de parler de et pour l’Autre?C’est ce que la conférence explorera, rejoignant le cinquième axe du symposium : la prise en compte des enjeux sociopolitiques dans la réflexion éthique.

Anaïs Marsan est étudiante au baccalauréat en travail social à l’UQAM et certifiée en études féministes. Elle est également libraire à la librairie le Port de tête et intervenante pour l’organisme Maison le Parcours depuis un an. Elle travaille avec une clientèle mixte présentant des problèmes de santé mentale graves et persistants.

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Benoit Tellier
Une éthique du courage et du parler-vrai pour l’intervention sociale : réflexion à partir de deux cours de Michel Foucault au Collège de France

La pensée de Michel Foucault au sujet de la prison, de la médecine ou de la sexualité alimente de longue date la réflexion critique en travail social. Cependant, son œuvre éthique (telle qu’elle se dégage de ses deux dernières séries de cours au Collège de France) n’a pas connu le même retentissement. Pourtant, il y développe un concept riche de possibilités pour penser une variété de positionnements éthiques spécifiques au domaine de l’intervention sociale : la parrêsia, qu’on peut traduire par le « dire vrai », le « franc parler ». Quels seraient les contours d’une éthique parrésiastique ? Quels en seraient la résonnance et les manifestations dans le domaine du travail social ? Quels freins un engagement parrésiastique est-il susceptible de rencontrer dans ce domaine ?   

Benoît Tellier est professeur de sociologie au Cégep de Saint-Jérôme. Il enseigne régulièrement aux étudiant.e.s en technique de travail social. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise sur l’idéologie fasciste, il s’est penché sur les résonances contemporaines de la pensée arendtienne du totalitarisme. Plus récemment, il tente de mesurer la portée politique et éthique des deux derniers cours de Michel Foucault au Collège de France.

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Baptiste Godrie
Croisement des privilèges et des discriminations dans une démarche participative de recherche

Dans quelle mesure est-il possible de respecter la diversité des savoirs dans un contexte où les différents acteurs d’une démarche participative occupent des positions sociales asymétriques ? Cette présentation, qui mobilise des réflexions issues des épistémologies féministes et post-coloniales, interroge ma posture en tant que chercheur cumulant les privilèges du point de vue de plusieurs rapports sociaux (homme, blanc, né dans un pays du Nord global, titulaire d’un doctorat, etc.) et travaillant par le biais de recherches participatives avec des groupes historiquement marginalisés. Ma présentation s’appuiera sur une démarche entreprise avec des chercheurs.e.s, des experts du vécu et de la pratique, visant à élaborer une subvention d’équipe de recherche en émergence sur le thème Inégalités épistémiques et recherches participatives. La question du multipositionnement, du croisement des privilèges et des discriminations a été au centre des échanges, ainsi que celle des stratégies pour produire des savoirs dans un contexte plus égalitaire. Cette présentation est susceptible d’alimenter la réflexion des praticien.ne.s du travail social qui se retrouvent dans une position d’asymétrie sociale vis-à-vis des publics qu’ils accompagnent.

Baptiste Godrie est sociologue, chercheur au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté et professeur associé au département de sociologie de l’Université de Montréal. Ses recherches s’appuient sur l’idée que la reconnaissance, la production et la transmission des savoirs sont le produit des inégalités systémiques et des oppressions qui structurent les rapports sociaux.

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Brigitte Baldelli
Le flou des postures professionnelles face à la prévention de la radicalisation juvénile en protection de l’enfance

Au niveau international, les transformations contemporaines de nos sociétés contribuent à engendrer de profondes mutations dans le champ du travail social et plus généralement de l’intervention sociale. La prise en charge de nouveau public migrant, la prévention de la radicalisation religieuse, le respect de laïcité, ou encore la place des personnes concernées dans les accompagnements engendrent des questionnements éthiques plus ou moins inédits. La question des limites de l’engagement professionnel se pose vis-à-vis de la loi, le cas de l’accompagnement des mineurs migrants et de l’accueil des migrants majeurs sera le support de notre communication. Les travailleurs sociaux, plus que jamais, cherchent l’équilibre entre contrôle social et émancipation sociale et se divisent entre militants et normatifs, dévoilant leurs idéologies (Gaspard, 2012).

Brigitte Baldelli est docteure en sociologie de l’Université de Paris V, Sorbonne. Actuellement chargée de recherche à l’Institut régional de travail social de Perpignan et chargée d’enseignement à l’Université de Perpignan, ses recherches portent sur l’intervention sociale, ses pratiques et ses méthodes ainsi que la professionnalisation des intervenants sociaux.

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Aspects éthiques liés à l’organisation et à la gouvernance du travail social



À un niveau macro-social, d’importants changements se sont opérés dans la gouvernance du travail social, tant au plan organisationnel que politique, et nombre de recherches mettent en lumière leurs retombées pour la pratique et, plus particulièrement, le développement d’une souffrance morale qui se relie à ces transformations. Qu’en est-il de ces retombées, sur le plan éthique ? D’autre part, comment peut-on soutenir l’éthique des pratiques, au niveau organisationnel ? Quelles perspectives peuvent être tracées pour développer la coopération éthique au cœur de l’intervention ?

Responsables de l’axe thématique : 
Francis Loser (HES-SO) et Jean-Yves Boullet (ADPEP66)

Communications de l'axe thématique

Stéphane Martin
Soutenir la subjectivation dans une posture éthique du quotidien : quelles conditions de possibilité ?

Jean-Louis Deshaies et Alexandre Le Boulch
Organisation et management : l’humain d’abord!

Mélanie Bourque et Josée Grenier
Impacts des transformations structurelles du réseau de santé et de services sociaux sur le travail social : quand la gestion s’en[m]mêle.

Selim Hammoudi
L’accueil et l’accompagnement des mineurs migrants au sein des institutions socio-éducatives : l’éthique à l’épreuve de la mobilité

Atziri Avalos, Michel Guissard, Neli Hristova et Marylène Van Laethem
Loyautés bousculées dans l’expérience d'accompagnement de mineurs étrangers non accompagnés

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Stéphane Martin
Soutenir la subjectivation dans une posture éthique du quotidien : quelles conditions de possibilité ?

Le secteur médico-social légiféré et politisé (textes de loi, recommandations) place l'usager au centre du dispositif, incitant ainsi les travailleurs sociaux à la réflexivité. Cette dernière leur apparaît difficile à mettre en pratique selon leur dire et notamment parce qu'elle serait mise à mal par les organisations dans les services et les institutions sociales. Cette communication relate des expériences ayant trait à la réflexivité auprès de divers équipes et publics, dans le but de produire des savoirs professionnels et une connaissance de soi. C'est dans une posture de praticien chercheur axée sur une méthodologie de recherche-action et d'observation participante que nous questionnons l'advènement du sujet (Herreros, 1998). Nous analysons la mise en œuvre de la dimension du sujet chez ces professionnels et ces publics participants. Alain Touraine appelle sujet « le désir d'être un individu, de créer une histoire personnelle, de donner un sens à l'ensemble des expériences de la vie individuelle » (Touraine, 1995). Nous montrerons en quoi le sujet et l'éthique sont liés en travail social.

Stéphane Martin est travailleur social dans un institut médico-éducatif, où il accompagne des jeunes adolescents dans un quotidien d'internat. Il est titulaire, depuis 2013, d'un master II intitulé « Pratique Réflexive de l'Intervention Sociale ». Actuellement, il est candidat au doctorat en Sciences Humaines et Sociales, à l'Université Paul Valéry de Montpellier.

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Jean-Louis Deshaies et Alexandre Le Boulch
Organisation et management : l’humain d’abord!

L’évolution du travail social nous engage dans des démarches co-constructives des accompagnements avec les bénéficiaires, mais aussi entre les services susceptibles de participer à la réponse. Cette évolution met à mal nos organisations et modèles de gouvernances, ce qui conduit à penser les réponses dans un dispositif de coordination.  Cette méthodologie de travail pose la question de la promotion d’une stratégie et d’un management qui fédèrent. L’engagement d’une démarche pro-active, participative, de proximité, mettant en acte une posture éthique, peut-elle prévenir les risques de souffrance morale à tous les niveaux ? C’est à partir des secteurs d’intervention de la protection de l’enfance et d’institutions médico-sociales que nos observations montrent que des attitudes telles que l'agression, la manipulation, ou encore l'empathie désastreuse de cadres de ces établissements amènent les professionnels touchés par ses attitudes à se poser des questions et à remettre en cause les organisations. C’est souvent là une occasion d’émergence du questionnement éthique.  

Jean-Louis Deshaies est consultant-formateur-médiateur à EFFICIO, cabinet qui propose des activités de conseil en stratégie et en management. Il a créé celui-ci en 2000. suite à ses expériences en tant qu’éducateur spécialisé, de cadre intermédiaire puis de directeur au sein de la protection judiciaire de la jeunesse.

Alexandre Le Boulch est éducateur depuis 1986 dans le domaine de la protection de l’enfance. Il est cadre intermédiaire depuis 1996, en Maison d’enfant à caractère social, et depuis 2008 il est directeur d’établissement et du pôle protection de la jeunesse au sein de l’ADPEP66.

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Mélanie Bourque et Josée Grenier
Impacts des transformations structurelles du réseau de santé et de services sociaux sur le travail social : quand la gestion s’en[m]mêle.

Depuis la fin des années 80, la littérature rapporte une transformation significative de l’État, passant d’une gestion administrative wébérienne vers une Nouvelle gestion publique visant la performance des services publics. En peu de temps, l’action publique est passée d’une logique de droit à une logique marchande (Grenier et Bourque, 2015). Ces mutations impliquent de nombreuses transformations dans le réseau de la santé et des services sociaux. Cette présentation vise à partager les résultats d’une recherche  subventionnée par le Conseil de la recherche en sciences humaines, « La réforme de la santé et des services sociaux au Québec : quels impacts pour le travail social », qui montrent l’impact de ces transformations managériales sur les travailleurs sociaux.

Mélanie Bourque, PhD, est professeure au département de travail social de l'Université du Québec en Outaouais. Elle se spécialise en analyse des transformations de l'action publique et en analyse cognitive des politiques publiques. Elle est membre du Réseau de recherche en santé des population et responsable du Centre de recherche sur l’innovation et l’économie sociale de l’UQO. Ses plus récentes publications portent sur les conséquences des réformes du système de santé et des services sociaux du Québec sur les travailleurs sociaux.

Josée Grenier est professeure au département de travail social et responsable de la formation pratique à l’Université du Québec en Outaouais.  Elle détient un doctorat en sciences humaines appliquées, option bioéthique. Ses intérêts de recherche se concentrent notamment sur l’intervention sociale et les transformations des pratiques en travail social dans le réseau de la santé et des services sociaux croisés aux politiques publiques. Elle est également chercheure, notamment au réseau de Recherche en santé des populations du Québec.

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Selim Hammoudi
L’accueil et l’accompagnement des mineurs migrants au sein des institutions socio-éducatives : l’éthique à l’épreuve de la mobilité

Appréhender la question migratoire invite inévitablement à une lecture multi-dimensionnelle, tant cette problématique interroge les différents champs des sciences sociales et des sciences politiques. Elle s’est réinvitée dans le champ du travail social depuis les années 2000 avec une figure émergente, celle du mineur migrant. L’attirail des lois organisant les politiques migratoires en France s’est vu alors être fortement « bousculé » pour faire face à « un nouveau public » (Etiemble, 2002). Les dispositifs d’accompagnement se trouvent mis en tension, entre les injonctions des orientations politiques visant un contrôle plus efficient des flux migratoires et les cadres de missions classiques dans lesquels s’inscrivent les accompagnants sociaux relevant des politiques de protection de l’enfance. Notre communication présentera l’état des réflexions au sein d’un service d’accueil de mineurs migrants et les stratégies mobilisables par les acteurs pour faire face à ses injonctions souvent paradoxales. 

Selim Hammoudi est doctorant en sociologie à l’Université de Montpellier III, membre du laboratoire Communication Ressources Humaines et Intervention Sociale de Perpignan, et directeur de dispositifs sociaux en Région Occitanie (ANRAS).

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Atziri Avalos, Michel Guissard, Neli Hristova et Marylène Van Laethem
Loyautés bousculées dans l’expérience d'accompagnement de mineurs étrangers non accompagnés

Intervenantes sociales auprès de mineurs étrangers non accompagnés, nous avons collaboré – avec cinq autres intervenants accompagnant ce type de public et Michel Guissard en tant que chercheur-animateur – à une recherche-action pilotée par le groupe de travail sur l’éthique de l’AIFRIS. Notre contribution consistait en une participation à deux journées de travail, en mars 2017, au cours desquelles nous avons discuté des principaux enjeux éthiques rencontrés dans notre pratique professionnelle. Nous avons mené, grâce à la méthode d’analyse en groupe (Van Campenhoudt et al., 2005), une réflexion collective autour de situations exemplaires posant des problèmes éthiques. Nous voudrions mettre en discussion deux points saillants de ces rencontres : premièrement, les enjeux de la transmission d’informations vs le respect de la confidentialité et ce, dans un contexte de (peur de) radicalisation ; deuxièmement, en lien avec le point précédent, un réexamen critique du sens de l’accompagnement, dans le contexte actuel des politiques d’asile.

Atziri Avalos travaille depuis 9 ans dans un centre accueillant des mineurs étrangers non accompagnés qui ont pris le chemin de l’exil, souvent au péril leur vie. Elle participe activement en tant que partenaire et membre du comité de sélection du Festival à films ouverts, qui promeut avec d’autres associations l’interculturalité et la lutte contre le racisme.

Michel Guissard enseigne à l’Institut supérieur de formation sociale et de communication de Bruxelles (Belgique) et à l’Institut provincial de formation sociale de Namur. Il fait ponctuellement des interventions en lien avec l’éthique et la déontologie dans le cadre de formations continues à destination d’intervenants sociaux. Il est également membre du Comité scientifique permanent de l’AIFRIS où il coordonne le groupe de travail sur l’éthique.

Neli Hristova est éducatrice avec des mineurs étrangers non accompagnés depuis 16 ans et animatrice d’un atelier « groupe de paroles » pour les adolescents demandeurs d’Asile. Elle participe également à la création de groupes de théâtre avec des adolescents belges et des demandeurs d’asile sur des thématiques sociales.

Marylène Van Laethem est assistante sociale et sociologue de formation, travailleuse de terrain depuis 25 ans et depuis 15 ans dans le secteur de l'accompagnement des migrants. Depuis son entrée dans la vie professionnelle, la question de la posture professionnelle et des différentes « loyautés » qui l'animent l'intéresse, et plus particulièrement encore dans le contexte migratoire.

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Questions éthiques liées aux usages des technologies numériques en intervention



Bien que l’usage de technologies numériques fasse l’objet de questionnements éthiques importants dans le champ du travail social (confidentialité et vie privée, nouvelles dépendances...), ils sont encore peu explorés dans les travaux de recherche et les écrits dans ce domaine. Quels sont les enjeux soulevés par les nouvelles frontières entre vie privée et vie publique, en raison de l’apparition des médias sociaux et des technologies de communication ? L’intervention en ligne ou encore l’informatisation des pratiques suscitent-elles de nouvelles questions éthiques ? Comment se positionner face à ces avancées technologiques ? Cet axe thématique proposera ainsi un état des lieux de connaissances novatrices sur ces questions.

Responsables de l’axe thématique : 
Sylvie Jochems (UQAM), André Antoniadis (HES-SO) et Florence Moreault (UQAM)

Communications de l'axe thématique

Maëlle Moalic-Minnaert, Yvette Molina et François Sorin
« Bons » ou « mauvais » usages? Quelles mobilisations des cadres éthiques dans la définition et la régulation des pratiques numériques dans le champ du travail social ?

Émilie Potin et Gaël Hénaff 
Approche socio-juridique des usages des médias socionumériques au sein de la protection de l’enfance

Sylvie Jochems
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec ?

Sylvie Jochems, Audrey Gonin et Erick D’Amours
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec?

André Antoniadis et Bastien Petitpierre
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

Laure Compère, Mikael Degeer, Anne Philippart, Natasha Provoost et Armand-Marie Rahier
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

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Maëlle Moalic-Minnaert, Yvette Molina et François Sorin
« Bons » ou « mauvais » usages? Quelles mobilisations des cadres éthiques dans la définition et la régulation des pratiques numériques dans le champ du travail social ?

L’évolution des questions sociales et éducatives, à l’ère du numérique, conduit les acteurs impliqués dans le travail social à jouer un rôle grandissant dans la définition, la régulation ou l’enrichissement des pratiques numériques. Définir ce qu’est une « bonne » ou une « mauvaise » pratique numérique, pour le professionnel comme pour la personne accompagnée, fait l’objet de nombreux débats dans un environnement où les savoirs et les croyances se présentent comme hétérogènes. Nous présenterons deux études conduites en France qui viendront étayer l’observation et l’explication des usages numériques par les professionnels et les personnes accompagnées dans différents contextes, et selon différentes modalités. Au prisme des principes éthiques internationaux du travail social, il s’agit de repérer en quoi ces questions numériques peuvent prendre appui sur un cadre éthique prescriptif, et en quoi le numérique peut contribuer à rendre nécessaire le réajustement de ce cadre.

Maëlle Moalic-Minnaert,chargée de recherche à ASKORIA, est docteure en sciences politiques. Ses travaux ont porté sur la représentation partisane des publics populaires et fragiles et elle est actuellement investie dans un projet de recherche portant sur la prévention via les outils numériques des « déviances » juvéniles.

Yvette Molina,chargée de recherche à ASKORIA, est chercheuse associée au Centre Maurice Halbwachs (CNRS-ENS-EHESS). Ses travaux portent sur les transformations du travail social au prisme des nouvelles organisations en matière de gouvernance du social et des processus de professionnalisation.

François Sorin, éducateur spécialisé, est formateur-chercheur à Askoria Lorient et doctorant en sciences de l’éducation à l’Université Rennes 2. Ses travaux portent sur les pratiques et les usages numériques dans le champ du travail social.

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Émilie Potin et Gaël Hénaff 
Approche socio-juridique des usages des médias socionumériques au sein de la protection de l’enfance

La correspondance familio-numérique dans le secteur de la protection de l'enfance – et particulièrement dans les situations de placement – interroge les potentialités offertes par les médias socio-numériques dans la continuité du lien familial, ainsi que les formes de régulation mises en œuvre par les professionnels. Comment se construit et se régule, dans l'espace familial et institutionnel, l'autonomie permise par les médias socio-numériques au niveau des liens sociaux et familiaux ? À partir d'un travail d'enquête mené en contexte français, nous montrerons comment la correspondance numérique déplace les territoires du lien grâce aux deux dimensions spécifiques des dispositifs numériques : le caractère individuel et la mobilité, par lesquels l'autonomie familiale se construit aux dépens du contrôle inhérent à la mesure de protection. L'espace des liens socio-numériques invite ainsi à déplacer les pratiques d'accompagnement et à reconsidérer les catégories classiques de régulation des liens, notamment les droits de visite, d'hébergement et de correspondance.

Émilie Potin est maitresse de conférences en sociologie à l’Université Rennes 2 en France et membre du Laboratoire interdisciplinaire de recherche sur les innovations sociétales (LiRIS). Ses travaux de recherche portent sur les rapports entre familles et système d’aide sociale notamment dans le cadre spécifique de la protection de l’enfance.

Gaël Henaffest maître de conférences en droit privé à l’Université Rennes 2 en France et co-directeur du LiRIS. Ses travaux de recherche portent notamment sur les droits fondamentaux des personnes et de la famille. Il enseigne le droit des personnes et de la famille et assure de nombreux cours et interventions en droit du numérique et droit des données personnelles et publiques.

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Sylvie Jochems
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec ?

Cette communication présente le projet de recherche « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale », qui a été mené en Suisse, en Belgique et au Québec par différentes équipes. Cette recherche s’est intéressée aux effets des transformations technologiques sur la communication et la circulation de l’information, en recueillant les points de vue d’intervenant.e.s sociaux sur les enjeux éthiques liés à l’usage des technologies numériques dans le cadre de leur pratique professionnelle. La démarche qui a été menée dans différents pays sera présentée, afin d'en donner une vue d'ensemble. Les communications suivantes présenteront ensuite les résultats issus des quatre terrains de recherche qui ont été conduits au Québec (Jochems et al.), en Suisse (Antoniadis, Petitpierre) et en Belgique (Compère et al.).    

Sylvie Jochems est professeure à l’École de travail social à l’UQAM. Elle s’intéresse aux usages des technologies numériques en intervention sociale et notamment ceux des pratiques d’engagement social et politique. Elle est membre du LabCMO (Laboratoire de communication médiée par ordinateur) et de la Chaire sur les usages des technologies numériques et mutations de la communication.

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Sylvie Jochems, Audrey Gonin et Erick D’Amours
Questionnements éthiques face aux usages des technologies numériques en intervention sociale : quelles préoccupations actuelles au Québec?

Cette communication présente les résultats qui émergent de l’analyse de trois groupes de discussion réalisés au Québec dans le cadre du projet « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale ». Ces groupes ont réuni des intervenant.e.s d’organismes communautaires jeunesse, à Montréal, Laval et Québec, en 2017. Les conclusions issues de cette démarche mettent en évidence que, si les questions éthiques qui sont rencontrées dans ces contextes de pratique ne sont pas nouvelles sur le fond (enjeux de respect de l’autre, de confidentialité, de protection...), elles exigent toutefois d’être repensées à nouveaux frais.

Sylvie Jochems est professeure à l’École de travail social à l’UQAM. Elle s’intéresse aux usages des technologies numériques en intervention sociale et notamment ceux des pratiques d’engagement social et politique. Elle est membre du LabCMO (Laboratoire de communication médiée par ordinateur) et de la Chaire sur les usages des technologies numériques et mutations de la communication.

Audrey Gonin est professeure à l’École de travail social de l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur les enjeux éthiques liés aux pratiques d’intervention sociale. Elle s’intéresse notamment à l’éthique de l’intervention et à la délibération éthique dans des contextes de pratique variés (milieux institutionnels et communautaires).

Erick D’Amours est étudiant à la maîtrise à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal. Avec 21 ans d’expérience en informatique, ses intérêts de recherche portent sur les relations médiées par les technologies de l’information et des communications. Il s’intéresse à l’engagement politique et social des intervenants sociaux et aux effets des usages des technologies numériques sur cet engagement.

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André Antoniadis et Bastien Petitpierre
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

C’est dans le contexte de monde en mutation qu’est né le projet de recherche « Enjeux éthiques des usages des technologies numériques en intervention sociale » qui vise, en s’appuyant sur la méthode de l’analyse en groupe (Van Campenhoudt et al., 2005), à recueillir les points de vue et les expériences d’intervenant.e.s sociaux concernant les enjeux éthiques rencontrés dans le cadre de leur pratique professionnelle, plus particulièrement en lien avec l’usage des technologies de l’information et de la communication. Ce projet associe des équipes de recherche en Suisse, en Belgique, en France et au Québec. En Suisse, trois groupes de discussion ont été constitués selon les orientations du travail social : animation socioculturelle, éducation sociale et service social. Cette communication rend compte des résultats de la démarche menée au sein de ces groupes, en partageant les principaux constats qui en ressortent.

André Antoniadis est professeur associé à la Haute école de travail social et de la santé (EESP Lausanne, Haute école spécialisée de Suisse occidentale). Il est également membre du réseau Age, vieillissements et fin de vie et co-rédacteur en chef de la revue internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles.

Bastien Petitpierre est chargé d’enseignement et co-responsable de la formation pratique à la Haute école de travail social de Fribourg (Haute école spécialisée de Suisse occidentale). Il a une formation d’éducateur social et a exercé auprès de différentes populations dans des structures résidentielles. Il est membre de la commission E-Learning travail social de la HES-SO.

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1re partie



2e partie




Laure Compère, Mikael Degeer, Anne Philippart, Natasha Provoost et Armand-Marie Rahier
Usages des technologies numériques en intervention sociale : quels enjeux éthiques pour les professionnel.le.s?

A travers une première rencontre sous forme de M.A.G. (méthode d’analyse en groupe, Van Campenhoudt, 2005) les récits des travailleurs sociaux issus de différents secteurs (santé, éducation, aide sociale, aide à la jeunesse) attestent de mutations significatives en terme d’identité professionnelle suite à l’introduction des TIC dans leur pratique. Les procédures numériques relatives à l’informatisation des dossiers questionnent l’éthique du travailleur social. Un manque de cohérence et une perte de sens, nouvellement ressentis, émanent des témoignages. Les politiques de financement contribueraient à solliciter des travailleurs qu’ils recensent leurs publics et justifient leurs actions dans des canevas informatisés laborieux (parfois plus de 100 items) et inadaptés, en regard des profils des bénéficiaires. Le temps considérable nécessaire à l’encodage, se ferait au détriment du temps indispensable à construire une relation éthique et qualitative. Un second groupe avec des éducateurs intervenants dans le champs de l’action sociale est en cours.

Laure Compère est maître assistante à l’ École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale avec une expérience dans l’aide à la jeunesse et l’interculturel (travail de rue), elle est  titulaire d’un master en Politique économique et sociale (UCL).

Mikael Degeer est technopédagogue à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Diplômé en Informatique et systèmes et en sciences de l’éducation, il accompagne l’HELMo dans diverses transitions numériques : gouvernance, membres du personnel, étudiants, recherche, etc.

Anne Philippart est maître assistante à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale  et diplômée du Master en Ingénierie et action sociale (Helmo-HEPL), elle a une vingtaine d’années d’expérience de terrain et a réalisé une recherche qualitative  sur les enjeux des TIC dans la relation d'aide aux bénéficiaires d'un service d'Aide à domicile.

Natasha Provoost est maître assistante à l’École supérieure d'action socialede la Haute école libre Mosane. Assistante sociale et diplômée d’un Master en sociologie, elle pratique l’animation et la formation sur le terrain. L’envie de transmettre l’oriente vers la Haute École Libre Mosane, catégorie sociale. Elle collabore également à la cellule e-learning.

Armand-Marie Rahier est maître assistant à l’École supérieure d'action sociale de la Haute école libre Mosane. Éducateur spécialisé en accompagnement psycho-éducatif et diplômé en Sciences de l’Éducation, il a été coordinateur pédagogie dans le milieu associatif Bruxellois avant de rejoindre la Haute École Libre Mosane.

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Tensions et paradoxes moraux dans l'exercice du travail social



L’intervention suscite souvent des dilemmes entre les principes de respect de l’autonomie et de protection de la personne, mais aussi entre prise en compte de la singularité, de l’individu, et préoccupation pour le commun, dans une optique universelle. Ces tensions peuvent-elles être dialectisées, en vue de surmonter les oppositions ? Quelles démarches peuvent soutenir l’émergence de solutions créatives face à ces conflictualités ?

Cet axe thématique visait à réfléchir à ces conflits de valeurs et dilemmes qui s’actualisent dans diverses situations de la pratique du travail social.

Responsables de l’axe thématique :
Dolores Angela Castelli Dransart (HES-SO) et Annie Lambert (Université de Sherbrooke)

Communications de l'axe thématique

Guy Bourgeault
L’ambiguïté de l’aide aux personnes jugées vulnérables

Francis Loser et Simone Romagnoli
L’intervention sociale en prise aux enjeux éthiques

Annie Lambert et Nicolas Aubé-Lanctôt
Entre protection et émancipation : la rencontre entre futurs travailleurs sociaux et experts de vécu dans la formation

Annick Cudré-Mauroux et Geneviève Piérart
Enjeux éthiques dans l’accompagnement à l’autodétermination des personnes présentant une déficience intellectuelle

Stéphane Handfield
Liberté décisionnelle et risque : enjeux de consentement dans l’accompagnement psychosocial en déficience intellectuelle et en itinérance


*****


Guy Bourgeault
L’ambiguïté de l’aide aux personnes jugées vulnérables

Le travail social, intervention d’aide ou de support au service des personnes jugées vulnérables ou marginales et des groupes auxquels elles appartiennent ou dans lesquels on les classe, vise leur mieux-être, le respect de leurs droits, leur insertion dans la société. Mais cette intervention, du même coup, confirme leur faiblesse, leur dépendance, leur marginalité, voire leur exclusion. Une analyse selon deux axes ou perspectives sera proposée : celle du rapport entre le majeur et les minorisés (inspiré de Colette Guillaumin) qui marque toutes les pratiques professionnelles; celle des classifications réductrices ne considérant les personnes que sous l’angle de leurs besoins. Seront explorés quelques-uns des enjeux éthiques sous-jacents, et proposées quelques pistes pour l’action.

Guy Bourgeault est professeur à l’Université de Montréal, où il poursuit ses recherches et  dispense des cours et séminaires en éthique depuis près de 50 ans. Il a publié, entre autres ouvrages et articles : Éloge de l’incertitude (1999, 2018), L’éthique et le droit face aux nouvelles technologies biomédicales (1990), Éthiques. Dit et non-dit, contredit, interdit (2004). Il a aussi publié plusieurs textes dans la revue Nouvelles pratiques sociales dont, avec J. Grenier : Pour une éthique de la reconnaissance - Enjeux éthiques de l’intervention auprès des personnes âgées (2016).

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Francis Loser et Simone Romagnoli
L’intervention sociale en prise aux enjeux éthiques

Dans la mesure où les logiques managériales se sont étendues au travail social (Chauvière, 2010; Dujarrier, 2015), ce secteur d’activité est soumis à des logiques productives et concurrentielles entraînant une standardisation des pratiques via des prescriptions ainsi qu’une généralisation de l’évaluation. Le travail social est ainsi questionné dans ses finalités et valeurs (Bouquet, 2012 ; Diercks et Gonin, 2015) en devant justifier ses pratiques dans des registres qui l’aliènent. La production de repères par et pour les professionnel.le.s de l’intervention sociale, élaborés sur leurs pratiques en contexte, devient ainsi une nécessité. Notre communication rendra compte de cette discordance entre pratiques prescrites et effectives en nous penchant sur les dilemmes et enjeux éthiques auxquels les intervenant.e.s font face quotidiennement. Nos analyses sont fondées sur des récits professionnels récoltés auprès de praticien.ne.s du domaine de la santé mentale et de la déficience intellectuelle qui exercent à Genève.

Francis Loser est docteur en sciences de l’éducation et professeur associé à la HETS-HES-SO Genève, en Suisse. Au bénéfice d'une longue pratique de terrain, il est diplômé en éducation sociale et en art-thérapie. Ses activités de recherche et d'enseignement s’intéressent aux pratiques situées à la croisée de différents champs, par exemple le travail en réseau et la médiation artistique en travail social, et à la professionnalité tels les récits professionnels, selon une perspective pragmatique et esthétique.

Simone Romagnoli est docteur en philosophie et éthicien. Il est collaborateur scientifique à la Commission nationale d’éthique dans le domaine de la médecine humaine (NEK-CNE, Berne) et enseignant à la Haute école de travail social de Genève (HES-SO HETS). Spécialiste en éthique appliquée dans les domaines de la santé et du social, il siège en qualité de membre sur plusieurs conseils d’éthique tels le Conseil éthique commun des fondations Aigues-Vertes et est actuellement président de la Commission éthique et bientraitance de l’Institution de Lavigny.

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Annie Lambert et Nicolas Aubé-Lanctôt
Entre protection et émancipation : la rencontre entre futurs travailleurs sociaux et experts de vécu dans la formation

Ricoeur rappelle, dans une perspective dialogique, que le noyau éthique est la rencontre. Celle-ci apparaît incontournable dans le cadre d’une relation d’intervention qui se bâtit sur des principes de relation d’aide. Or, cette relation, théoriquement essentielle, pose un certain nombre de défis dans son actualisation entre professionnel et personne accompagnée. En ce sens, comment former les futurs travailleurs sociaux à l’exercice de la rencontre? Comment les sensibiliser à l’importance d’une pratique bienveillante, critique et réflexive qui favorise cette relation? C’est à partir d’un retour d’expérience, appuyé sur différents projets d’implication des usagers et des proches au cœur de la formation en travail social, que nous souhaitons soulever diverses tensions éthiques et discuter les enjeux d’une rencontre vraie et réelle entre étudiants et « experts de vécu ». Ce face-à-face dans la formation promeut la réduction de la distance et encourage l’émancipation des personnes, sensibilisant par le fait même au glissement possible vers la posture de « celui qui sait » qui contribue au développement d’attitudes protectionnistes ou encore, surprotectionnistes.

Annie Lambert est professeure agrégée à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke et co-responsable de l’axe « Le développement de l’enfant dans sa famille et sa communauté » à l’Institut universitaire de première ligne de santé et de services sociaux au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Formée en criminologie et en travail social, elle a œuvré pendant une douzaine d’années comme intervenante, principalement dans des contextes de délinquance adulte et de protection de l’enfance. Elle s’intéresse aux questions éthiques et aux croisements des savoirs.

Nicolas Aubé-Lanctôt, usager-entraîneur et « expert de vécu », sera également présent lors de cette conférence et s’exprimera sur le sujet.

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Annick Cudré-Mauroux et Geneviève Piérart
Enjeux éthiques dans l’accompagnement à l’autodétermination des personnes présentant une déficience intellectuelle

Les politiques sociales ainsi que les pratiques d’accompagnement des personnes présentant une déficience intellectuelle prônent leur droit à l’autodétermination, soit leur droit de diriger leur propre vie. Il est nécessaire que l’accompagnement dans ce domaine s’appuie sur une conscientisation des risques et des responsabilités engagés. Il semble en effet important de concilier le droit à l’autodétermination et les devoirs que ce dernier implique de facto pour la personne, si l’on veut dépasser la vision infantile et déficitaire dans laquelle elle est encore souvent prise au piège. Les difficultés rencontrées au niveau intellectuel et adaptatif doivent cependant être prises en compte dans la considération morale d’une telle responsabilité. Pour parvenir à réduire le champ de tensions qui se dessine dans ce contexte, la mise en place d’un partenariat impliquant une responsabilisation partagée entre la personne présentant une déficience intellectuelle et son entourage social et institutionnel peut s’avérer bénéfique.

Annick Cudré-Mauroux est psychologue de formation. Elle s’intéresse aux modes relationnels qui s’établissent entre le personnel éducatif et les personnes avec une déficience intellectuelle dans sa thèse de doctorat et dans ses recherches. Parallèlement à son travail en tant que professeure à la Haute école de travail social de Fribourg en Suisse, elle s’est engagée dans une formation en psychologie analytique jungienne qu’elle a terminée en février 2018. Elle s’intéresse notamment dans ce cadre aux soins psychiques proposés aux personnes présentant des déficiences intellectuelles.

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Stéphane Handfield
Liberté décisionnelle et risque : enjeux de consentement dans l’accompagnement psychosocial en déficience intellectuelle et en itinérance

L’accompagnement psychosocial en itinérance auprès de personnes catégorisées comme ayant une déficience intellectuelle pose des dilemmes quotidiens. Parmi ceux-ci, plusieurs émergent d’une tension entre d’une part, la reconnaissance du droit et de la capacité de chaque personne à prendre des décisions par et pour elle-même et d’autre part, les difficultés particulières des personnes accompagnées à prendre des décisions libres et éclairées favorisant leur bien-être. Une recherche ethnographique auprès d’un psychoéducateur spécialisé en déficience intellectuelle et en itinérance a permis d’identifier diverses stratégies employées par l’intervenant pour résoudre ces dilemmes en encadrant la personne accompagnée dans l’exercice de sa liberté décisionnelle afin d’éviter qu’elle ne s’expose à des risques considérés trop importants. Cette présentation souhaite mettre en discussion des enjeux autour du consentement aux services et aux soins, particulièrement dans les services prodigués à des personnes ayant une capacité limitée à y consentir ou à prendre des décisions de manière libre et éclairée.

Stéphane Handfield est doctorant en sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Ses projets principaux s’effectuent auprès de personnes catégorisées comme ayant une déficience intellectuelle et vivant ou ayant vécu en situation d’itinérance. Son mémoire de maîtrise (Handfield, 2017) l’a amené à soulever certains enjeux éthiques et relationnels dans une pratique d’accompagnement psychosocial auprès d’elles. Son projet de doctorat vise à comprendre et documenter leur vécu à travers leurs propres perspectives.

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Évènements



La revue Nouvelles pratiques sociales organise périodiquement des évènements – colloques, conférences, séminaires, etc. – qui visent à prolonger la réflexion critique sur les modèles d’intervention sociale dans la perspective d’un renouvellement démocratique des pratiques sociales, aussi bien institutionnelles que communautaires.

Ces espaces de réflexion sur les pratiques sociales favorisent aussi la coopération entre chercheurs et chercheuses, ainsi qu'un transfert de connaissances avec des personnes issues des milieux de pratique. 

Depuis 1994, la revue a ainsi organisé six grands colloques, dont les plus récents peuvent être revus en vidéo en suivant les liens ci-dessous :

NPS a également organisé depuis 2010 plusieurs événements, dont certains sont disponibles en vidéo :

SymposiumETS

  

Plan Karsz

  

colloqueInternational 

Politique de publication


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1. ARTICLES SOUMIS DANS Le cadre d'un Appel à contributions

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Le thème à venir et les appels à contributions sont disponibles sur le site Web et sur la page Facebook de la revue.

2. Articles soumis spontanément

Il est également possible de soumettre en tout temps un article pour l'une des rubriques à thème libre de la revue, comme les rubriques Perspectives, Échos de pratique et Notes de recherche. Ces articles sont d'abord transmis à l’équipe de direction et sont ensuite évalués selon le processus de sélection des articles hors-thème.


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Articles hors-thème


Rubrique perspectives

  1. L’équipe de direction examine la pertinence de l’article reçu par rapport au créneau éditorial de la revue. Après cette première lecture, des modifications peuvent être demandées à l’auteur(e) avant que l’article soit transmis aux évaluatrices et évaluateurs externes. Un avis est envoyé à l’auteur(e) l’informant de l’envoi ou non de son article au processus d’évaluation par les pairs.
  2. Les articles sélectionnés sont transmis aux responsables des comités de lecture qui assurent le suivi du processus d’évaluation. Un comité de lecture composé d’au minimum deux pairs choisis selon leurs compétences et expertises est formé pour chaque article qui est transmis en préservant l’anonymat des auteur(e)s. Les évaluations sont consignées par écrit et doivent répondre aux critères suivants : pertinence pour la revue, cadre théorique, méthodologie, organisation de la pensée, qualité de la langue et du style, qualité de la documentation et contribution à l’avancement des connaissances.

À la lumière des évaluations soumises de façon indépendante, les responsables des comités de lecture prennent une décision finale : accepté, accepté avec modifications mineures, accepté avec modifications majeures, refusé.

La décision finale est transmise à chaque auteur(e) accompagnée des évaluations anonymes. Dans le cas de demandes de modifications mineures ou majeures, l’auteur(e) dispose d’un délai variable de deux à quatre semaines pour remanier son article selon les recommandations des évaluateurs et évaluatrices et des responsables des comités de lecture. L’article modifié est remis aux responsables des comités de lecture qui évaluent si les corrections demandées ont été apportées. Si tel est le cas, l’article est vérifié et mis en forme pour publication. Sinon, l’article peut être refusé ou être soumis de nouveau au processus d’évaluation

Rubriques écho de pratique, débat et notes de recherche

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