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Atelier 20b

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ATELIER 20 
WORKSHOP 20 (in French)

Comment renouveler le vivre-ensemble par et dans de nouvelles pratiques démocratiques

Jean-Marc Fontan 
Professeur, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal, Québec, Canada
Co-directeur, Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale et Réseau québécois de recherche partenariale en économie sociale, Québec, Canada

Anna Krusynski
Professeure, École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia, Québec, Canada
Membre, Collectif d'études sur les pratiques solidaires, Québec, Canada

Eric Shragge
Professeur, École des affaires publiques et communautaires, Université Concordia, Québec, Canada
Membre, Collectif d'études sur les pratiques solidaires, Québec, Canada

Les travaux du Collectif d’études sur les pratiques solidaires (CEPS) portent sur l’analyse de nouvelles modalités de régulation sociale dans une optique de transformation des modalités du vivre ensemble. Trois grands domaines sont présentement explorés par le CEPS : les pratiques de médiation observées entre des animateurs/trices et la population de jardiniers et jardinières de jardins collectifs ; le déploiement d’un incubateur universitaire dans le projet Vivre ensemble associant un ensemble de partenaires du milieu du développement communautaire et de l’économie sociale à Parole d’excluEs et à la Société d’habitation populaire d’Hochelaga-Maisonneuve autour du développement d’un projet d’habitation de 112 logements sur la rue Pelletier à Montréal-Nord ; limites et potentialités de l’engagement politique d’universitaires au sein de milieux solidaires d’intervention.

Deux des trois projets à l’étude nous permettront de suivre dans l’action, le développement de modalités novatrices de médiation entre des « professionnels » de l’intervention et les populations fréquentant les jardins ou appelés à loger sur le site de la rue Pelletier. Le projet Parole d’excluEs, en associant des universitaires à la démarche, permettra aussi de suivre une nouvelle façon de concevoir la vocation service aux collectivités des universités. Le troisième domaine de réflexion portera sur l’analyse de l’engagement politique effectué par des chercheurs universitaires (professeurEs et étudiantEs) dans des activités de formation ou de transfert, de recherche action ou de recherche partenariale.

Le point de vue qui sera développé lors de cette présentation portera principalement sur le besoin de renouveler l’interface entre l’intellectualité critique issue du milieu universitaire et l’intellectualité critique générée dans l’action. Le point de rencontre entre ces formes d’intellectualité représente une des clés pour la conceptualisation d’un vivre ensemble plus solidaire et plus écologique. Tant la science que l’intervention sociale ou socio-économiques ont la responsabilité de mieux définir leurs finalités pour être en mesure de participer pleinement au développement d’un nouveau cadre de développement des communautés.

 

 

  

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Atelier 20a

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ATELIER 20 
WORKSHOP 20 (in French)

Pratiques démocratiques : chercheurs et travailleurs sociaux, même combat?

Yahyâ Hachem Samii 
Chercheur doctorant, Centre de recherches criminologiques, Université libre de Bruxelles, Belgique

Les sciences humaines sont depuis longtemps traversées par des tensions, débats, fractures quant à la manière d'aborder la réalité humaine. L'un de ces débats vise la marge de manoeuvre de l'individu par rapport aux organisations : est-il travaillé par celles-ci de manière à se conformer à des prescriptions normatives ou bien contribue-t-il intimement à l'évolution des institutions au sein desquels il vit ? Cette question est loin de se limiter à une discussion de théoriciens. Elle détermine la méthodologie choisie, la méthode employée pour récolter des données et influe dès le départ sur les résultats obtenus. Elle s'immisce également dans les relations que le chercheur(1) peut entretenir avec les individus dont il étudie le travail, pouvant contribuer à un rapprochement ou renforcer la défiance. Bien souvent, le chercheur annonce vouloir éclairer les modes de production, les rationalités sous-jacentes, les logiques invisibles (soit parce qu'elles sont volontairement cachées, soit parce qu'elles se sont banalisées), mais les résultats de ses travaux restent trop souvent cantonnés dans les milieux académiques qui décident de leur validation.

D'une certaine manière, cette problématique ne peut-elle pas être rapprochée de celle des travailleurs sociaux qui entendent, grâce à leur bagage professionnel et à leur travail, contribuer à une meilleure compréhension par l'usager/patient/client de ses difficultés et dès lors à un processus de changement ? Dans quelle mesure le déroulement d'un processus de recherche peut-il constituer une pratique démocratique ?

Au travers de l'exemple de quelques méthodes de recherche (la recherche-action, l'ethnométhodologie et l'analyse en groupe), re-situées dans le contexte socio-économique de leur émergence, il s'agit de présenter les enjeux de la recherche en termes de source de changement, tant pour les chercheurs que pour les individus concernés : à quelles conditions la recherche ne se cantonne plus au projet professionnel du seul chercheur et peut être effectivement et directement utilisée par les individus pour agir sur leur réalité. L'un des noeuds les plus importants réside dans la capacité du chercheur à  adopter, parallèlement au travail conséquent de la recherche, une attitude réflexive qui peut s'avérer d'autant plus déstabilisante. Une difficulté que certaines méthodologies tentent de résoudre et d'encadrer.

Les pistes évoquées peuvent être mises en parallèle avec les questions et pistes soulevées par les professionnels de l'intervention sociale dans leurs rapports avec la population et avec leurs pairs. Que ce soit dans la reconnaissance du travail mené (par qui ? Selon quels critères ?), ou dans les méthodes employées (Quelles places de l'individu et de l'intervenant ? Quelles finalités ?), l'aspect démocratique des pratiques n'est pas un allant de soi. Il implique un bouleversement des modes de pensée du travail social, et des contraintes permanentes en termes de réflexivité et de gestion des conflits.

Il rencontre aussi des limites : comme dans d'autres domaines, la recherche subit des contraintes (notamment en termes de financement) qui pèsent sur le choix des méthodes  et orientent le travail vers des résultats attendus. En outre, les pratiques démocratiques ne risquent-elles pas de se limiter à des sphères locales, laissant de côté des enjeux situés à des niveaux plus larges (méso- et macro-sociaux) au profit de questions plus identitaires(2) ?
 
1. « Le chercheur » désignera, par facilité de rédaction, une femme ou un homme.
2. À la date du colloque, j'aurai entamé et terminé mon travail de terrain auprès des assistants de justice.

 

  

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Atelier 19b

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ATELIER 19 
WORKSHOP 19 (in French)

Rapports de pouvoir, utopie et action sociale : l'économie sociale et solidaire peut-elle générer des exclusions?

Denyse Côté 
Professeure, Département de travail social et des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais, Québec, Canada

Betty Calero 
Candidate à la maîtrise en travail social, Département de travail social et des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais, Québec, Canada

Nous avons situé cette proposition au sein du thème #3, même si elle s’en écarte quelque peu. Nous voulons en effet traiter de l’enracinement des rapports de pouvoir au sein des stratégies de changement pouvant entraîner de nouvelles exclusions alors qu’elles veulent justement les combattre. L’utopie de l’économie sociale et solidaire campée au XIXe siècle par Le Play (1806-82) a connu un regain de popularité en France et au Québec après 1990 : Favreau, Laville, Lévesque sont trois auteurs fréquemment cités qui en ont fait l’apologie. Depuis 1996, l’économie sociale et solidaire s’est développée en sol québécois au sein de dispositifs s’appuyant sur une conception de l’économie sociale et solidaire précise : celle de l’échange monétarisé de biens et services. Plusieurs activités porteuses de changement social et d’amélioration des conditions de vie des populations ou groupes moins fortunés ont pu survivre et se développer grâce à de tels dispositifs, mais plusieurs autres expériences et groupes se sont fait exclure du champ de l’économie sociale pour la simple raison que leurs échanges de biens ou de services ne sont pas monétarisés. Ainsi, ayant été des leaders reconnus en matière d’économie sociale et solidaire entre 1995 et 1999, les groupes de femmes québécois se sont complètement retirés de ce champ et ne participent plus à ces dispositifs : leur conception de l’économie sociale étant en porte-à-faux avec la conception dominante de l’heure. Leurs pratiques et leur conception de l’économie sociale et solidaire ont donc été reléguées aux oubliettes depuis lors. Parallèlement, des populations autochtones colombiennes ont mis sur pied un riche système d’économie solidaire basé sur le troc et l’échange de services et rejettent la conceptualisation franco-québécoise contemporaine de l’économie sociale pour des raisons similaires. À partir de deux recherches empiriques menées au Québec et en Colombie auprès de ces secteurs sociaux très différents, nous ferons la démonstration des limites de l’utopie franco-québécoise contemporaine de l’économie sociale et solidaire ainsi que de ses dispositifs. Nous soulignerons également l’importance d’une re-conceptualisation permanente des utopies en regard de l’action sociale qui en découle et des dispositifs mis en place par les gouvernements, les communautés et par le secteur associatif.

 

  

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Atelier 19a

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ATELIER 19 
WORKSHOP 19 (in French)

Vers une démocratisation des pratiques? Les paradoxes de l'intervention auprès des populations marginalisées à Laval

Aude Fournier 
Étudiante 2e cycle, Département de sociologie, Université de Montréal, Québec, Canada

Baptiste Godrie 
Étudiant 2e cycle, Département de sociologie, Université de Montréal, Québec, Canada

Christopher McAll
Professeur, Département de sociologie, Université de Montréal, Québec, Canada 
Directeur scientifique, Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté(Centre de santé et des services sociaux Jeanne-Mance), Québec, Canada

Au cours de cette communication, nous nous appuierons sur un projet de recherche-action participative et évaluative pour questionner l’émergence des pratiques démocratiques d’intervention dans l’Équipe Itinérante de Laval. Depuis six ans, cette équipe de travailleurs sociaux et d’infirmières dispense des services à une population défavorisée et en marge du réseau. Au cours de sa pratique, elle a développé des compétences d’intervention et de nouvelles pratiques en lien avec le milieu communautaire afin de mieux répondre aux besoins de cette population. Ces interventions ont contribué à l’amélioration du bien-être et de l’état de santé au travers d’un travail de proximité, caractérisé par une écoute compréhensive, un suivi personnalisé et l’établissement de liens de confiance.

Au contact des populations marginalisées, les pratiques de l’Équipe ont évolué par rapport aux objectifs et moyens initialement fixés. Cependant, peut-on parler d’une transformation démocratique de l’intervention? À cet égard, nous questionnerons l’action de l’Équipe à deux niveaux. Tout d’abord, l’Équipe rejoint des populations dont les besoins ne sont pas ou ne peuvent pas être comblés par le réseau « classique » de services sociaux et de santé. Dans ce premier cas, on ferait ainsi référence à une démocratisation des services (à l’échelle de Laval). En second lieu, au cœur même de l’intervention, il s’établit une rencontre concertée, davantage conçue comme un échange, inscrite dans la durée, et qui laisse le temps et la place à l’expression des besoins de personnes qui n’ont pas l’occasion de les formuler par ailleurs. Ici, on se réfèrerait alors à une « démocratie de la rencontre » (à l’échelle interindividuelle). Ces deux niveaux de pratique contribuent à renouveler les fondements de l’action de l’Équipe, telle que conçue initialement.

Nous reviendrons sur la caractérisation des ces pratiques telles qu’elles se sont transformées au contact des populations marginalisées. Dans quelle mesure les concepts de démocratisation et de renouvellement des pratiques d’intervention sont-il pertinents dans ce cas ? Que permettent-ils de mettre en évidence ? Que mettent-ils de côté, autrement dit, quelles sont les limites de l’utilisation de tels concepts ?

S’il y a lieu de parler d’un « renouvellement démocratique » des pratiques d’intervention, ce que nous défendrons dans une certaine mesure, quelles sont les conditions favorables à leur établissement et développement ? En quoi résident, à l’inverse, les obstacles ? Comment le contact avec les populations a-t-il entraîné un changement de pratiques au sein de l’Équipe (« bottom-up ») ? Comment expliquer, enfin, l’émergence de telles dans un contexte institutionnel ? 

Nous montrerons, grâce à l’exemple de Laval, que la démocratisation des pratiques d’intervention, imposée dans un cadre institutionnel ou bricolée au quotidien dans des interventions, n’est pas bonne ou mauvaise en soi, pour autant qu’elle s’appuie sur les besoins tels qu’exprimés et vécus par la population.

 

  

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Atelier 18b

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ATELIER 18 (en anglais) 
WORKSHOP 18

Building Democratic Solidarity Between Non-governmental Organizations and Communities Around Corporate Responsibility for Human Rights

Tracy London
Étudiante 3e cycle , School of Social Work, University of British Columbia, Colombie-Britannique, Canada

International policy processes on corporate responsibility for human rights, such as the United Nations Global Compact and the consultations of the Special Representative of the U.N. Secretary General on Business and Human Rights, are based on the procedural right of all interested parties to participate. However, corporations and governmental authorities have significantly more power and resources than non-governmental governmental organizations, communities at risk and vulnerable individuals to participate in these processes.

As a consequence, there is a risk that the development of international norms around corporate responsibility for human rights will be an unfair process, and that the representation of interests within the substantive content of the norms will be unequal, favouring corporate private interests over public interests. Governmental recognition of weak and empty norms that are the outcome of these international policy processes will undermine basic democratic rights and freedoms that are intended to protect individual and communities from the harms of unlawful corporate activities.

To address the matter of corporations’ undue influence on international policy processes setting out corporations’ legal responsibilities for human rights protection, non-governmental organizations are engaged in social action to build solidarity movements internationally. The purpose of the solidarity movements is to ensure that the voices of individuals and communities vulnerable to harmful corporate acts are given fair and equal access to be recognized and participate in the normative deliberations. The secondary purpose of the solidarity movements is to ensure that the substantive content of corporate responsibility norms are recognized to be adequately robust to hold corporations accountable for negative obligations such as prohibitions on violating human rights, and for positive obligations such as the promotion of human rights.

Paradoxically, the relationship between non-governmental organizations and communities are not immune to the inequities often manifested by corporate and governmental actions in these processes. The paper will examine two contradictions that often confront non-governmental organizations engaged in building solidarity to participate in these international policy processes. First, there are power and resource differentials between multinational non-governmental organizations and community leaders where the non-governmental organization appropriates grassroots voices and actions for its own agenda. Second, negotiations between corporations, governmental authorities and non-governmental authorities can lack transparency such that the interests of affected communities and grassroots leaders are not equally and fairly represented. The paper will examine opportunities of democratic renewal in non-governmental organizations’ solidarity actions with communities.

 

  

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Atelier 18a

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ATELIER 18 (en anglais) 
WORKSHOP 18

Democratization of China : Social Work and Community Construction

Yan Miu Chung 
Professeur associé, School of Social Work and Family Studies, University of British Columbia, Colombie-Britannique, Canada

Paule McNicoll 
Professeure associée, School of Social Work and Family Studies, University of British Columbia, Colombie-Britannique, Canada

In this presentation, we will document the rise of grassroots democracy in China and the emergence of the social work profession, both fuelled by the massive economic changes happening in the country.  We will challenge the premise that individualism is a pre-requisite to democracy, provide an example of the rise of participatory democracy in a collectivist society and show that such form of democratic practice can be achieved in the absence of direct democracy, a scenario at variance with the case of the Western world.  Finally, we will reflect on the dangers, limitations and opportunities presented by this particular historical juncture and implications on the democratic renewal of social intervention practices.

In early 1980s, China experimentally introduced a market economy under a socialist ideological political system. The result of this economic experiment has evidently brought wealth to China. Yet, economic growth has also caused many social problems, such as unemployment, homelessness, addictions, family crisis, just to name a few, many of which were once eliminated under the communist regime. The economic reform also abolished the socialist welfare system which was structurally integrated with the production system. Massive lay-off and closing down of national enterprises not only became part of the causes of social problem but also weakened the state’s capacity to take care of people.

Since the late 1980s, there have been a few social measures adopted by the Chinese government, which not only help tackling new social problems but also nurture the once suppressed civil society and democratic participation at the grassroots level. Social work, understood by the Chinese government as a key helping profession, is positioned to play a significant role in the emerging civil society and grassroots democracy.

In brief, economic reform has changed not only the economic but also the social fabric of communist China. As Yan and Tsang (Forthcoming) suggest, this reform cannot upset the political status and control of the Chinese Communist Party. Foreign socio-political measures, including social work profession and direct election, must be selectively assimilated into the Chinese context. However, despite how tight the control is, these new measures have inevitably opened up the public sphere for the general public in terms of political participation. It is highly possible that the civil society in China will become a cradle for democratization of China. However, democratization in China will not necessarily follow the liberal-individualistic mode of democracy in many western countries. Instead, democratization in China will be the result of an ongoing negotiation of political boundary between the Communist Party and the general public. Western democracy embracing liberal individualism and manifested in the form of a multiple-parties system and direct representative election may not be the end result of this negotiation.

 

  

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